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L'Ontario continue à s'objecter aux règles américaines permissives concernant le smog


    Le gouvernement McGuinty appuie le recours aux tribunaux relativement aux
    normes de l'EPA pour l'ozone

    TORONTO, le 29 juill. /CNW/ -

    NOUVELLES

    L'Ontario continue à s'objecter aux nouvelles normes américaines laxistes
concernant le smog et appuie l'institution d'une action en justice contre
l'agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA).
    Vendredi dernier, l'Ontario a exprimé à la Cour d'appel des Etats-Unis
pour le circuit du district de Columbia à Washington, D.C., son intention de
présenter un mémoire à titre d'intervenant désintéressé relativement au
dossier des normes pour l'ozone, actuellement devant les tribunaux. Le mémoire
exposera les préoccupations de l'Ontario quant aux effets sur la santé et sur
l'environnement de l'ozone et de la pollution atmosphérique transfrontalière.
    Le mémoire de l'Ontario appuiera l'action en justice contre l'EPA
intentée par 14 Etats, deux villes et cinq organismes non gouvernementaux à
vocation sanitaire et environnementale, qui réclament tous le resserrement des
normes. Le tribunal n'a pas encore fixé la date de la présentation du mémoire.
    L'EPA a adopté de nouvelles normes de qualité de l'air ambiant pour
l'ozone de 75 parties par milliard (ppb), une baisse par rapport à l'ancienne
norme de 80 ppb. La norme pancanadienne pour l'ozone est de 65 ppb. En
septembre 2007, lors d'une audience devant l'EPA, l'Ontario a pressé
l'association de réviser ses normes de sorte qu'elles soient au moins aussi
strictes que la norme pancanadienne. Or, en mars 2008, l'EPA a adopté la norme
de 75 ppb, à l'encontre de la recommandation unanime de son propre comité
consultatif technique sur la qualité de l'air.
    Les administrations américaines avec lesquelles l'Ontario fait front
commun à l'appui de normes plus strictes pour le smog sont l'Etat de New York,
la Californie (dont le conseil des ressources atmosphériques de la
Californie), le Connecticut, le Delaware, l'Illinois, le Maine, le Maryland,
le Massachusetts, le New Hampshire, le New Jersey, le Nouveau-Mexique,
l'Oregon, la Pennsylvanie, le Rhode Island, le district de Columbia et la
ville de New York. Quant aux organismes non gouvernementaux, il s'agit de
l'American Lung Association, du Environmental Defense Fund, du Natural
Resource Defense Council, de la National Parks Conservation Association et du
Appalachian Mountain Club.

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    FAITS EN BREF

    -  Il n'existe pas de niveau sécuritaire de smog. L'ozone de la basse
       atmosphère, un des principaux ingrédients du smog, peut
       considérablement nuire à la santé des enfants, des personnes âgées et
       des personnes atteintes d'une maladie cardiovasculaire ou
       respiratoire. Il a également des effets néfastes sur les récoltes, la
       végétation et les forêts.

    -  On désigne parfois un mémoire à titre d'intervenant désintéressé de
       mémoire d'amicus curiae, expression qui signifie "ami de la cour".
       L'Ontario souhaite que les Etats-Unis édictent des normes plus
       strictes de manière à réduire les niveaux d'ozone dans la province. En
       moyenne, la pollution atmosphérique transfrontalière compte pour
       environ 50 p. 100 du smog qui sévit en Ontario.
    >>

    CITATIONS

    "L'ozone de la basse atmosphère représente une menace pour notre santé et
notre environnement, a affirmé le ministre de l'Environnement, M. John
Gerretsen. Nous souhaitons simplement que les E.-U. adoptent des normes plus
sévères pour l'ozone, au profit des citoyens des deux côtés de la frontière."

    "Les gens atteints d'asthme ou d'une maladie pulmonaire chronique sont
plus vulnérables à l'exposition à l'ozone de la basse atmosphère que le reste
de la population. Cela dit, les gens en santé peuvent aussi souffrir des
épisodes de smog que connaît l'Ontario, explique George Habib, président et
directeur général de la Ontario Lung Association. Etant donné que les
Etats-Unis sont à l'origine de 50 p. 100 du smog enregistré en Ontario, les
efforts de la province pour améliorer la qualité de l'air doivent être
complémentés par des mesures concordantes aux Etats-Unis."

    "La American Lung Association est heureuse de bénéficier de l'appui de
l'Ontario dans sa lutte visant à protéger tous les citoyens des dangers de la
pollution de l'air par l'ozone, a déclaré; Bernadette Toomey, présidente et
directrice générale de l'American Lung Association (l'association pulmonaire
des Etats-Unis). Le smog à forte concentration d'ozone ne connaît pas de
frontières. Que nous soyons Américains ou Canadiens, nous sommes tous
vulnérables à la grave menace que pose ce type de pollution. Nous avons tous
besoin de la protection que seule de rigoureuses normes pour l'ozone peuvent
procurer."

    POUR EN SAVOIR PLUS

    La pollution atmosphérique transfrontalière
    (http://www.ene.gov.on.ca/fr/air/tap/index.php)

    Plan d'action de l'Ontario contre le changement climatique
    (http://www.ontariovert.ca/plan.php)

    Mémoire de 2007 de l'Ontario à l'intention de l'EPA (en anglais
seulement)

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                                          ontario.ca/nouvelles-environnement
                                                        Available in English


    FEUILLE DE RENSEIGNEMENTS
    -------------------------------------------------------------------------

                 L'OZONE, UN GAZ NOCIF POUR LES ETRES HUMAINS
                               ET LES PLANTES
    >>

    Qu'est-ce que l'ozone?

    Incolore et inodore, l'ozone (O3) est un gaz très réactif dont la
molécule est composée de trois atomes d'oxygène. Il se forme par réaction
chimique dans la haute atmosphère, lorsque des oxydes d'azote (NOx) et des
composés organiques volatils (COV) entrent en contact avec le rayonnement
solaire dans une atmosphère chaude.

    Sources d'ozone

    L'ozone est présent dans deux couches de l'atmosphère, et a des effets
distincts selon la couche en question. L'ozone qui se forme naturellement dans
la haute atmosphère joue un rôle protecteur contre les effets nocifs du
rayonnement ultraviolet du soleil. C'est le "bon" ozone. Dans la basse
atmosphère, toutefois, il est un polluant invisible, qui est nocif pour l'être
humain, les animaux, les plantes et les matériaux artificiels.
    L'ozone de la basse atmosphère est l'un des principaux ingrédients du
smog. Il se forme lorsque des gaz, tels les oxydes d'azote (NOx), réagissent
avec des composés organiques volatils (COV) en présence de chaleur et du
rayonnement solaire. C'est pourquoi le smog est davantage un problème pendant
les journées chaudes de l'été.
    Les oxydes d'azote sont produits par le brûlage de combustibles fossiles,
tels le charbon, le pétrole, l'essence et le carburant dans les véhicules
automobiles, les usines, les centrales électriques et les habitations. Ils
comprennent les gaz contenant du carbone, qui sont créés par le brûlage
d'essence et de solvants. Des études ont montré que l'ozone de la basse
atmosphère est présent dans l'air de tous les grands centres urbains du Canada
à une concentration suffisamment élevée pour pouvoir nuire à la santé.
L'Ontario est particulièrement touché en raison de sa situation géographique,
soit dans le parcours de vents qui transportent d'importantes quantités de
polluants provenant des Etats-Unis.
    La concentration de l'ozone dans l'air atteint habituellement un sommet
de mai à octobre, parce que cette période de l'année est caractérisée par des
températures élevées, un bon ensoleillement et la présence de masses d'air
stagnan t, ce qui donne lieu à une concentration d'ozone malsaine dans de
nombreuses régions de la province.
    Parce que l'ozone peut être transporté par le vent, il ne s'arrête pas
aux frontières. De fait, jusqu'à 90 p. 100 des polluants à l'origine du smog
proviennent des Etats-Unis. C'est ce qui explique que l'air analysé à 17 des
18 stations de surveillance de l'Ontario dépassent la norme nationale pour ce
qui concerne l'ozone.

    Effets sur la santé et l'environnement

    On sait, d'après des études, que l'exposition à l'ozone cause toutes
sortes d'effets indésirables. Une brève exposition peut causer, entre autres,
une irritation des yeux, des voies nasales et de la gorge, une toux et des
maux de tête. Une exposition à une forte concentration peut causer une
diminution des fonctions pulmonaires. L'ozone est fortement relié à l'asthme
et peut en aggraver les symptômes. Selon l'American Lung Association, une
exposition à l'ozone occasionne les affections immédiates suivantes :

    <<
    -  respiration courte et précipitée;
    -  douleur thoracique reliée à une inhalation profonde;
    -  respiration sifflante et toux;
    -  prédisposition accrue aux infections respiratoires;
    -  inflammation des poumons et des voies respiratoires;
    -  risques accrus d'une crise d'asthme;
    -  besoin accru d'un traitement médical et d'une hospitalisation chez les
       personnes atteintes d'une maladie pulmonaire, telle que l'asthme ou la
       bronchopneumopathie obstructive chronique.
    >>

    Les enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes d'une maladie
respiratoire (dont l'asthme) ou d'une maladie cardiaque sont particulièrement
vulnérables aux effets de l'ozone que le reste de la population. Courent
également un risque les adultes en bonne santé qui font de l'exercice ou qui
travaillent à l'extérieur durant de longues périodes. Chez certaines
personnes, l'exposition à l'ozone peut conduire à un nombre accru de jours
d'hospitalisation et même à un décès prématuré.
    En juin 2008, la Ontario Medical Association estimait que la pollution
atmosphérique contribuait chaque année au décès prématuré de 9500 Ontariens.
Dans un rapport publié par l'association en 2005, la pollution de l'air en
Ontario a été associée, cette année-là, à environ 5 800 décès prématurés, à
près de 17 000 hospitalisations et à près de 60 000 visites à l'urgence, ce
qui représente près de huit milliards de dollars en dépenses de santé.

    Effets sur les plantes

    L'ozone est toxique pour les plantes et dégrade les cultures chaque année
en Ontario. Entre autres dommages, il dégrade visiblement les feuilles d'une
multitude de plantes cultivées, de plantes de jardin et d'arbres. D'après une
étude provinciale publiée en juin 2005, intitulée Transboundary Air Pollution
in Ontario, la pollution de l'air coûte à l'économie ontarienne trois
milliards de dollars chaque année.
    L'agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA) a publié
des rapports selon lesquels l'ozone aurait les effets suivants sur les
plantes :

    <<
    -  L'ozone appauvrit la capacité qu'ont les plantes sensibles de produire
       et d'emmagasiner des éléments nutritifs, ce qui accroît leur
       vulnérabilité à certaines maladies, aux insectes, aux polluants, aux
       conditions météorologiques rigoureuses et aux plantes qui leur font
       concurrence.
    -  L'ozone endommage les feuilles des arbres et celles d'autres plantes,
       ce qui enlaidit la végétation urbaine, les parcs nationaux et les
       aires de loisirs.
    -  L'ozone diminue le rendement des cultures et la croissance des forêts,
       ce qui peut appauvrir la diversité des espèces dans les écosystèmes.

    Les effets de l'ozone étant ressentis par les plantes, l'économie en subit
les conséquences tant dans le secteur agricole que dans le secteur forestier.
Les dommages causés aux bâtiments et aux infrastructures sont parmi les autres
coûts pour l'économie qui sont imputables à l'ozone.

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                                          ontario.ca/nouvelles-environnement
                                                        Available in English
    >>

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Renseignements: Holly Wilson, Bureau du ministre, (416) 314-6739; John
Steele, Direction des communications, (416) 314-6666

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