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Les changements proposés considèrent l'intimidation comme une infraction et prévoient de nouveaux programmes TORONTO, le 17 avril /CNW/ - Le gouvernement McGuinty propose de considérer l'intimidation comme une infraction pouvant mener à la suspension aux termes de la Loi sur l'éducation. Cette proposition s'accompagne de nombreuses autres modifications législatives aux dispositions sur la sécurité dans les écoles, prévues par la Loi, qui combineraient plus efficacement la discipline et les possibilités offertes aux élèves pour qu'ils poursuivent leurs études. "Notre plus haute priorité est d'avoir des écoles plus sûres et une discipline qui marche, a expliqué Mme Wynne. Les changements que nous proposons seraient le juste milieu entre les conséquences d'un comportement inapproprié et ses causes et offriraient des programmes permettant aux élèves de retourner dans salle de classe pour terminer leurs études." << Voici ce que propose le gouvernement provincial : - Ajouter l'intimidation à la liste des infractions pour lesquelles une suspension doit être considérée; - Utiliser une méthode de discipline progressive qui permet de choisir la ligne d'action qui convient au cas de comportement inapproprié; - Remplacer les suspensions et les renvois obligatoires imposés aux élèves (sauf dans des circonstances particulières) par l'obligation des directions d'école et des conseils scolaires de considérer toutes les infractions commises et d'y répondre de la façon la plus appropriée; - Exiger que les facteurs atténuants soient pris en considération avant d'imposer la suspension ou le renvoi de l'élève; - Clarifier le pouvoir décisionnel des directions d'école et des conseils scolaires entourant les suspensions et les renvois. >> Pour appuyer les changements proposés, le gouvernement a affecté, la somme de 31 millions de dollars par an, à compter de 2007-2008, à l'initiative pour rendre les écoles de l'Ontario plus sûres. Cela inclut la somme de 23 millions de dollars pour offrir des programmes aux élèves faisant l'objet d'un renvoi ou d'une suspension à long terme. Le gouvernement provincial fournira une formation aux directrices ou directeurs d'école et aux directrices adjointes et directeurs adjoints sur la façon d'appliquer une discipline non discriminatoire. Ces propositions de modifications à la Loi donnent suite aux recommandations formulées par l'Equipe d'action pour la sécurité dans les écoles, dirigée par Liz Sandals, adjointe parlementaire à la ministre de l'Education. L'Equipe d'action a mené des consultations publiques générales et a rédigé un rapport basé sur les idées exprimées par des centaines de personnes d'un bout à l'autre de la province. "Nous avons appris lors de ces consultations que, lorsqu'il s'agissait d'appliquer la loi, il existait des écarts importants dans l'uniformité, l'équité et les méthodes de discipline. De plus, on n'insistait pas suffisamment sur la prévention, a indiqué Mme Sandals. Les changements proposés offrent une meilleure façon, plus juste et plus équitable, d'assurer la sécurité dans nos écoles et visent aussi à ce que tous nos élèves puissent atteindre leur potentiel." "Les changements proposés correspondent à l'esprit de compassion et de sollicitude qui est à la base de l'approche traditionnelle en matière de discipline dans nos écoles", a dit Bernard Murray, président de l'Ontario Catholic School Trustees' Association. "Nous sommes heureux de voir qu'on met l'accent sur les programmes alternatifs qui aideront les jeunes à ne pas traîner dans les rues et qui les ramèneront dans les programmes d'apprentissage, a dit Dave Clark, président de la commission des services policiers de Guelph et président du Community Task Force on Youth Violence. L'importance accrue accordée à la prévention, à l'intervention et aux partenariats avec la police et les organismes communautaires est une approche plus efficace pour aborder les problèmes de comportements." Les modifications proposées et le financement connexe renforceraient l'investissement actuel du gouvernement, qui est de 28,7 millions de dollars, pour rendre les écoles plus sûres, notamment : << - Un financement de 3 millions de dollars pour établir un partenariat de trois ans avec Jeunesse, J'écoute afin d'offrir davantage de ressources pour prévenir l'intimidation et la cyberintimidation; - Un financement de 6 millions de dollars dans des projets pilotes visant à promouvoir les comportements positifs chez les élèves; - Un financement de 7,8 millions de dollars pour doter les écoles et les conseils de ressources et de programmes de prévention de l'intimidation; - Un financement de 4,5 millions de dollars pour donner une formation en matière de prévention de l'intimidation à plus de 25 000 enseignantes et enseignants; - Un financement de 1,2 million de dollars pour offrir une formation en matière de prévention de l'intimidation à environ 7 500 membres de la direction et de la direction adjointe des écoles; - Un financement de 3,2 millions de dollars pour installer des dispositifs d'accès sécuritaire dans les écoles, dans le cadre du Programme d'accueil pour la sécurité, afin d'aider le personnel scolaire à mieux surveiller les personnes en visite à l'école et à limiter les points d'accès à l'école; - Un financement de 3 millions de dollars octroyé par l'intermédiaire du Special Circumstances Bullying and Violence Prevention Fund de la CSEO aux écoles ayant des défis supplémentaires. >> "La sécurité dans les écoles est un élément clé de la réussite des élèves, dans leurs études et dans leur vie, a dit Mme Wynne. Les changements proposés sont les bonnes mesures à prendre, tant pour les jeunes qu'ils visent que pour la société dans son ensemble." << Available in English www.edu.gov.on.ca ontario.ca/progress Document d'information ------------------------------------------------------------------------- REVISION DE LA LOI SUR LA SECURITE DANS LES ECOLES >> La Loi sur la sécurité dans les écoles a été adoptée en 2000 par le gouvernement précédent et, depuis sa mise en oeuvre, elle a suscité diverses préoccupations. Le gouvernement McGuinty s'est engagé à effectuer un examen de la Loi afin de répondre aux préoccupations exprimées par des parents, des éducatrices et éducateurs, des groupes communautaires et des résidents de collectivités de tout l'Ontario. Cet examen s'est inscrit dans le plan d'action global du gouvernement pour assurer la sécurité dans les écoles. L'examen a porté sur plusieurs sujets, notamment : << - L'uniformité : Selon les données, la Loi sur la sécurité dans les écoles n'est pas appliquée de façon uniforme partout en Ontario. Les taux de suspension et de renvois varient énormément d'un endroit à l'autre. - L'équité : Il semble que certains groupes soient plus susceptibles que d'autres de faire l'objet de suspension ou de renvoi. Selon les préoccupations exprimées, les lois sur la discipline et les politiques qui en découlent auraient des conséquences disproportionnées sur les élèves handicapés et sur ceux qui appartiennent à une minorité raciale. - La discipline : Selon les opinions exprimées, il faudrait faire preuve d'un meilleur jugement pour prendre des décisions concernant la suspension ou le renvoi d'un élève. - La prévention : Selon les opinions recueillies, la Loi sur la sécurité dans les écoles privilégie la discipline au détriment de la prévention des comportements qui mènent à la suspension ou au renvoi. Plus de 60 % des élèves qui font l'objet d'une suspension modifient leur comportement et ne sont plus suspendus ni renvoyés. On s'inquiète toutefois que les efforts pour prévenir les comportements qui mènent à la suspension ou au renvoi soient insuffisants. >> Dans le cadre de cet examen, l'Equipe d'action pour la sécurité dans les écoles, nommée par le gouvernement, s'est rendue dans différentes collectivités de l'Ontario pour étudier la sécurité dans les écoles ainsi que les retombées de la Loi sur la sécurité dans les écoles et pour écouter les préoccupations exprimées. Les consultations ont eu lieu en novembre et décembre 2005, à Ottawa, London, Etobicoke, Scarborough, Sudbury et Thunder Bay, où les participants ont assisté à plus de 100 groupes de discussion sous forme de table ronde pour échanger des idées. Il était également possible de soumettre des commentaires à l'Equipe d'action par la poste ou par courriel jusqu'à la fin de janvier 2006. Plus de 700 personnes ont ainsi pu se faire entendre et plus de 100 mémoires ont été reçus. Le rapport, intitulé Politiques et pratiques pour la sécurité dans les écoles : un programme d'action, a été présenté à la ministre en juin 2006. Equipe d'action pour la sécurité dans les écoles Voici les membres de l'Equipe d'action : << - Liz Sandals, adjointe parlementaire à la ministre de l'Education; - Debra Pepler, professeure de psychologie à l'Université York et scientifique agrégée au Hospital for Sick Children; - Stu Auty, président du Canadian Safe School Network; - Ray Hughes, coordonnateur national de l'éducation pour le projet "Fourth R", Centre de toxicomanie et de santé mentale, Centre for Prevention Science; - Inez Elliston, membre du conseil d'administration de la Fondation canadienne des relations raciales; - Lynn Ziraldo, directrice générale de la Learning Disabilities Association of Ontario, région de York, et ancienne présidente du Conseil consultatif ministériel de l'éducation de l'enfance en difficulté. Available in English www.edu.gov.on.ca ontario.ca/progress >>
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Renseignements: Michelle Despault, Bureau de la ministre, (416) 212-3747; Patricia MacNeil, Direction des communications, (416) 325-2676; Renseignements au public: (416) 325-2929 ou 1-800-387-5514, ATS: 1-800-263-2892
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